Mardi 10 juin 2008
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Le meilleur moyen pour savoir où vous mettez les pieds, avant de vous engager, est de consulter les sites des trois syndicats qui
regroupent les sociétés de portage salarial. Vous y trouverez des infos sur la pratique, la déontologie, les secteurs d'intervention et l'implantation.
Syndicat National des Entreprises de Portage Salarial : SNEPS
Conscient des enjeux juridiques de cette nouvelle forme d'
emploi, ce syndicat a une vision légaliste du Portage Salarial. Il ne souhaite pas de modifications
particulières au code du travail et s'efforce de définir les règles qui permettront d'éliminer les mauvaises pratiques. Les sociétés adhérant à ce syndicat doivent remplir certaines conditions :
être entièrement dédiées à l'activité exclusive du portage salarial, s'engager à verser un salaire minimum à tous les portés chaque mois travaillé, et ce, quel que soit l'état de leur compte
client, couvrir leurs salariés par une assurance responsabilité civile professionnelle, souscrire à une caution minimum de 30 000 € garantissant le paiement des salaires, et participer aux travaux
avec les grands syndicats de salariés. Aujourd'hui, le SNEPS, est l'interlocuteur privilégié des ministères, des administrations (UNEDIC, ANPE, ASSEDIC)
Fédération Nationale du Portage Salarial : FENPS
Cette fédération considère que le portage est une passerelle entre le statut de salarié et celui de travailleur indépendant. Refusant ce qu'elle appelle « un
bricolage du droit du travail », elle réclame la reconnaissance d'un statut distinctif. Très implantée en région, préoccupée du sort des plus fragiles, elle s'intéresse à tous ceux qui, dans la
France profonde, continuent à utiliser des moyens de fortune pour gagner leur vie.
Union Nationale de Entreprises de Portage Spécialisé : UNEPS
Cet organisme souhaite ouvrir largement le portage salarial à des secteurs tels que la banque, le sport, le spectacle, l'artisanat, le bâtiment. Même le « laveur de carreaux à
risques » doit y avoir sa place. Ce syndicat refuse de réduire le portage au cadre étroit du salariat et milite pour la création d'un statut spécifique de « travailleur indépendant » ou de «
créateur d'entreprise en portage ». Les entreprises adhérant à ce syndicat assurent l'édition de feuilles de paie, mais guère plus. Pas de salaire minimum garanti, pas de service de recouvrement de
factures, pas de
formation spécifique au métier de consultant, pas de mise en réseau, pas de soutien à la communication. Dans ce cadre, les portés ont vocation à
devenir des travailleurs indépendants, et doivent entièrement autonomes.
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